MAROC : Le Polisario s’enfuit de Guerguarate

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Le no mans land de Guerguarate a été nettoyé des milices du Polisario dans la nuit de ce jeudi à vendredi par les Forces Armées Marocaines sans coup férir. Le polisario avait bouclé la zone depuis le 21 octobre dernier et, malgré les injonctions de l’ONU qui lui demandé de quitter, il s’est entêté.

Les Forces Armées Royales (FAR) du Maroc ont libéré le poste de Guerguarate reliant le Maroc à la Mauritanie. C’est au matin de ce vendredi 13 novembre, la milice du Polisario s’est réveillée sur un coup de tonnerre. Après avoir pris la communauté internationale à témoin, quant aux provocations des milices du Polisario qui méprisent les injonctions répétitives de l’ONU, les autorités marocaines ont décidé d’agir. Dans la nuit du jeudi à ce vendredi, les FAR ont mis en place un cordon de sécurité au niveau de ce poste frontalier. «Cette opération non offensive et sans aucune intention belliqueuse se déroule selon des règles d’engagement claires, prescrivant d’éviter tout contact avec des personnes civiles et de ne recourir à l’usage des armes qu’en cas de légitime défense», avait souligné le communiqué de l’état-major des FAR.

 

Pris au dépourvu, les éléments du Polisario n’ont eu d’autre choix que de décamper. A 8h55, ils ont mis le feu aux tentes dressées à 2,5 km au sud du poste frontalier marocain. A bord de leurs véhicules, les éléments armés du Polisario ont pris la fuite en direction de l’Est. Le calme est revenu dans cette zone, 15 minutes plus tard. A 9h10, en effet, l’équipe onusienne déployée dans cette zone a quitté la zone tampon pour rejoindre le poste marocain d’El Guerguerate. Cette équipe est composée d’un membre du bureau RSSG/ONU de nationalité sud-africaine, d’un officier de sécurité libanais, en plus de trois observateurs militaires en provenance du Pakistan et d’Egypte.

C’est le Mercredi 21 octobre qu’une cinquantaine de membres du Front Polisario avait débarqué en force, armes en bandoulière et s’est s’attelée à ériger un barrage de fortune fait de pierres et des pneus disposés de manière à couper la route reliant les deux pays. Présentes sur place, les forces de la Minurso ont cherché à convaincre les hommes du Polisario de renoncer à ces actions qui ont pour effet d’obstruer la circulation civile et commerciale sur la frontière. Vaine tentative.

Face à cette situation qui pouvait devenir explosive, le Roi Mohamed VI du Maroc a saisi l’ONU qui lui a demandé en retour de faire preuve de patience. Dans un communiqué dont nous avons reçu copie, le ministère des Affaires étrangères du royaume chérifien indique que le « Le Maroc a fait montre de beaucoup de patience et n’a cessé de multiplier les avertissements face aux agissements provocateurs du Polisario qui n’a cessé d’entraver la libre circulation des biens et des personnes  dans la zone de Guergarate. » Le blocage du no mans land de Guerguarate a eu un impact au Sénégal où les produits marocains ont connu une hausse qui s’est fait ressentir en ces temps de Covid 19.

Le ministère des Affaires étrangères du Maroc relève dans son communiqué que face aux provocations graves et inacceptables auxquelles se sont adonnées les milices du « polisario » dans la zone tampon de Guergarate au Sahara marocain, « Le Maroc a décidé d’agir, dans le respect de ses attributions, en vertu de ses devoirs et en parfaite conformité avec la légalité internationale », a indiqué vendredi le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Marocains résidant à l’étranger.

Après s’être astreint à la plus grande retenue, face aux provocations des milices du « Polisario », « le Royaume du Maroc n’a eu d’autre choix que d’assumer ses responsabilités afin de mettre un terme à la situation de blocage générée par ces agissements et restaurer la libre circulation civile et commerciale ». Le « Polisario » et ses milices, qui se sont introduits dans la zone depuis le 21 octobre 2020, y ont mené des actes de banditisme, ont bloqué la circulation des personnes et des biens sur cet axe routier et ont harcelé continuellement les Observateurs militaires de la Minurso. Le ministère a révélé que ces agissements du Polisario constituent de véritables actes prémédités de déstabilisation qui altèrent le statut de la zone, violent les accords militaires et représentent une menace réelle à la pérennité du cessez-le-feu.

Les conséquences de ses actes sapent les chances de toute relance du processus politique souhaitée par la Communauté internationale, a martelé le ministère, notant que depuis 2016, le « polisario » a multiplié ces agissements dangereux et intolérables dans cette zone tampon, en violation des accords militaires, au mépris des rappels à l’ordre lancés par le Secrétaire Général de l’ONU et en transgression des résolutions du Conseil de Sécurité, notamment 2414 et 2440, qui ont enjoint au « polisario » de mettre fin à ces actes déstabilisateurs.

Pour rappel, le Royaume du Maroc avait immédiatement alerté et régulièrement informé de ces développements gravissimes, le Secrétaire Général de l’ONU et les hauts responsables onusiens, a poursuivi la même source, soulignant que le Maroc avait également pris à témoin les membres du Conseil de Sécurité et la Minurso, ainsi que plusieurs États voisins. Et d’ajouter que le Royaume du Maroc a accordé tout le temps nécessaire aux bons offices du Secrétaire Général des Nations Unies et de la Minurso, afin d’amener le « polisario » à cesser ses actions déstabilisatrices et quitter la zone tampon de Guergerate.

Des appels qui sont tombés dans l’oreille d’un sourd car le Polisario veut continuer ses agissements dans la zone, et le Maroc ne se laissera pas faire. Une affaire à suivre.

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