La statue en hommage aux victimes du massacre de Tiananmen détruite ou déplacée ?

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Alors qu’à Hong Kong, la « statue de la honte » de Tiananmen doit être déboulonnée, preuve que la Chine aimerait sans doute effacer cette page de l’histoire chinoise, l’artiste danois Jens Galschiot souhaite que son droit de propriété sur la sculpture soit respecté. Il a pris un avocat pour la récupérer. 

Le sculpteur danois de l’oeuvre, Jens Galschiot, souhaite récupérer la statue représentant les manifestants tués lors de la répression de la place Tiananmen en Chine en 1989. Cette œuvre haute de huit mètres de haut, en cuivre est exposée sur le campus de l’Université de Hong Kong (HKU) depuis plus de deux décennies. Pièce maîtresse des veillées aux chandelles organisées à Hong Kong les 4 juin pour commémorer les personnes tuées lorsque les troupes chinoises, elle représente 50 visages angoissés et des corps torturés empilés les uns sur les autres.

La semaine dernière, la faculté a ordonné son retrait, invoquant un « point juridique ». Elle exige que le monument soit retiré avant ce 13 octobre à 17 heures.

Pour Jens Galschiot, ce retrait illustre bien la purge en cours à Hong Kong. « J’espère que mon droit de propriété sur la sculpture sera respecté et que je pourrai transporter la sculpture hors de Hong Kong dans de bonnes conditions et sans qu’elle subisse le moindre dommage », a-t-il expliqué à l’AFP. Un avocat hongkongais est chargé de s’entretenir avec l’université afin de trouver un accord.

« Dans le cas où elle serait détruite par les autorités, a ajouté l’artiste, il invite les Hongkongais à récupérer « autant de morceaux du Pilier de la honte que possible ». M. Glaschiot dit être en contact avec des Hongkongais qui réalisent des versions en 3D de la sculpture afin d’en produire des miniatures.

Avec RFI

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